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Exposition

Du me 31.08 au sa 15.10.2022

GRATUIT / CHIROUX CENTRE CULTUREL / PLACE DES CARMES

Now you see me Moria / Exposition

Moria, sur l’île grecque de Lesbos, est le plus grand camp de réfugiés d’Europe. Il est surpeuplé et les conditions de vie y sont inhumaines. À part l’incendie de septembre 2020, presque aucune image ne sort. Les journalistes et les photographes ne sont pas les bienvenus et les secouristes ne sont pas autorisés à prendre des photos. Pourtant, ces affiches sont le résultat de photographies. Elles ont été réalisées par quatre résidents du camp, puis sauvegardées et partagées via Instagram à l’initiative d’une rédactrice photo vivant aux Pays-Bas. Elle a transformé en action la douleur et l’horreur qu’elle ressentait face à ce qu’elle voyait. Un appel aux graphistes du monde entier a donné lieu à 449 affiches différentes qui ont été téléchargées et imprimées le jour de la Saint-Valentin 2021, et ont orné les fenêtres et les murs d’innombrables endroits en Europe.

Les photos montrent la vie quotidienne dans le camp, les conditions misérables mais parfois aussi la beauté inattendue. Les affiches réalisées sur la base de ces photos expriment la colère et le sentiment d’impuissance, mais sont avant tout une dénonciation de la défaillance de la politique d’asile européenne.

Un changement de cette politique est absolument nécessaire. C’est l’objectif du collectif international Now You See Me Moria, un groupement de personnes engagées de tous horizons qui exigent un changement immédiat de la politique migratoire de l’UE. Les photos et les affiches montrent que la situation dans les camps de réfugiés aux frontières de l’Europe est intenable. Les accords et règles internationaux ne sont que des pansements pour arrêter l’hémorragie. Des centaines de milliers de personnes souffrent d’un système qui rejette et exclut les gens.

Now You See Me Moria est composé de Noemí, une rédactrice photo espagnole vivant aux Pays-Bas, les photographes Amir, Ali et Mustafa d’Afghanistan, Qutaeba de Syrie, des graphistes comme Raoul, des artistes de rue, des étudiants en sciences politiques et un nombre croissant d’autres personnes.